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| | Angoisse et fausse alerte |Lyna| | |
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Mick Saint Jones Lt-Colonel des Marines

Nombre de messages: 18 Date d'inscription: 10/07/2009
 | Sujet: Angoisse et fausse alerte |Lyna| Jeu 13 Aoû - 14:03 | |
| Dire qu’il avait été pressé, quelques jours plus tôt, de débuter cette mission en compagnie de Lyna Jackson, sa coéquipière depuis son arrivée à Chicago. Ça avait été le cas jusqu’à ce qu’il ait des échos de ses activités nocturnes. D’après ce qu’il avait entendu, pas loin d’un dizaine de militaires étaient passés dans son lit, et apprendre cette nouvelle, malgré le mur de glace qu’il s’était bâti, l’avait énervé plus que tout. Oui, même s’il refusait catégoriquement de l’admettre, à cette annonce, la jalousie l’avait piqué, et il avait eu envie d’en foutre une à tous ceux qui discutaient du Major à coté de lui. D’ailleurs, ces crétins s’étaient montrés assez peu respectueux à son goût, discutant des exploits de la jeune femme ouvertement pendant qu’ils mangeaient. Ah, s’ils avaient été sous son commandement, il leur aurait mené la vie dure. L’envie de leur en toucher deux mots avait été intense, mais oser pareille chose aurait été très suspect. Après tout, ça ne le regardait pas, et puis les quelques rumeurs, vite éteintes heureusement, ayant couru sur eux deux et leur mission de douze heures étaient suffisamment embarrassantes. Les remettre à leur place aurait été comme un aveux, aussi avait-il préféré ne pas finir son assiette et quitter la pièce pour rejoindre son lit où il avait passé plusieurs heures allongé, les mains derrière la tête et les yeux clos, immobile, à se remémorer cette nuit. Il ne cessait de faire des rêves qui mélangeaient souvenirs et nouveautés, par exemple lorsque tous les deux étaient dans une douche, et il maudissait son imagination et son subconscient de lui faire subir tout ça. Les quelques missions faites avec Lyna avant la principale, à savoir trouver une nouvelle base pour le QG, avaient été un supplice. Il n’avait pas pu s’empêcher de lui envoyer quelques pics qui faisaient allusion à son récent comportement avec tous ces hommes qu’il avait envie de broyer en morceau, et espérait qu’elle ne comprendrait pas d’où venait sa rancœur. Car il s’évertuait à se montrer froid et distant avec elle depuis cette nuit où les règles basiques avaient été transgressées, et ne voulait pas que sa foutue jalousie gâche ce qu’il avait bien du mal à conserver : un ton autoritaire et un regard dénué de cette douceur qu’il lui avait, un temps donné, accordée.
Et à présent qu’ils marchaient tous les deux dans les rues froides et sombres de Chicago, avec un premier lieu à atteindre, son amertume était pire que tout, les jours et ces hommes qui continuaient de défiler dans la loge du Major n’ayant fait qu’attiser un peu plus sa fureur et sa jalousie. Arg, quelle jalousie ? Qu’elle fasse ce qu’elle voulait, il s’en fichait. C’est ce qu’il tentait de se persuader tout en marchant, la mitraillette à la main, un peu absent alors que la bataille faisait rage à l’intérieur de son esprit. Il jetait des coups d’œil réguliers à Lyna, mais dès lors qu’il croisait son regard, il détournait la tête. Non, il ne voulait certainement pas qu’elle remarque qu’il agissait de façon suspecte. Car ce qu’il désirait le moins au monde, c’est qu’elle découvre ce qu’il pensait réellement de toute cette histoire, et qu’elle s'aperçoive qu’il était hanté par des cauchemars lui rappelant sans cesse leur nuit passée ensemble et son désir de renouveler l’expérience de plus en plus fort. Ses remarques désobligeantes qu’il n’arrivait pas à contenir étaient déjà suffisamment gênantes et significatives, pourvu seulement qu’elle prenne cela pour un agacement de Colonel qui voit un membre de son équipe pratiquer des choses qu’il n’aime pas trop. Un agacement purement professionnel. C’est ce qu’il espérait lorsqu’ils entrèrent dans un tunnel, une route qu’ils devaient emprunter pour atteindre leur but.
C’est à ce moment qu’une première attaque de zombie se produisit. Droit devant eux, un groupe de dix morts-vivants s’approchait de leur démarche traînante, déjà dégoulinant de bave à l’idée d’un repas bien frais. Assoiffés de sang. Mick n’hésita pas une seule seconde et ouvrit le feu, imitant sa coéquipière, et bientôt ils furent tous à terre. Manque de chance, le bruit de la mitraillette avait couvert celui de pas provoqués par d’autres zombies, qui arrivaient derrière eux et qu’ils n’avaient pas vu, et l’un bondit sur Lyna tandis que deux autres s’approchaient dangereusement du Colonel. Fixant la militaire se débattre contre le mort-vivant, qui semblait plutôt balaise et déterminé à manger ce soir, le militaire resta un instant figé, paralysé par la peur qui s’emparait de lui et une angoisse qu’il n’avait jusqu’alors jamais ressentie : celle provoquée par l’idée insupportable qu’il puisse arriver malheur à sa coéquipière. Bien sûr, il avait toujours craint pour la vie des membres de son équipe, mais jamais à ce point, ça non. Désemparé par ce flot de sentiments mal venu, il eut juste le temps de revenir à lui pour se rendre compte que les deux morts-vivants étaient sur lui, et il leur tira deux balles en pleine tête. Ils s’écroulèrent, et il se désintéressa d’eux pour venir en aide à Lyna, qui semblait pour une fois avoir du mal à ce débarrasser d’un cadavre sur pattes. Il faut dire que celui là était sacrément gros, grand, et se débattait avec une sacré volonté. Sans perdre une minute, il tira, l’autre s’effondra sur la militaire, et il l’aida à s’en débarrasser avant de lui tendre une main pour qu’elle puisse se relever. Premier contact direct depuis qu’il l’avait attrapée dans le couloir, juste avant l’infirmerie. Il la fixa un long moment, silencieux, se remettant difficilement de ce coup de frayeur. Et lorsqu’il se rendit compte qu’il n’avait plus son masque de glace, il s’empressa d’y remédier et adopta à nouveau un air impassible, et presque … furieux. Et il l’était, c’était ça le pire. Une réaction conséquente de son angoisse.
- Major, que vous occupiez vos nuits à faire des connaissances approfondies avec d’autres militaires ne me dérange pas, en revanche dans la mesure où le manque de sommeil conséquent retombe sur vos capacités physiques, je crois que je suis directement concerné et ça ne me plait vraiment pas. Vous devriez être capable de venir à bout de ce genre de problèmes – il désigna le corps sans vie de l’ex zombie obèse – seule, et j’ai le sentiment que si je n’étais pas intervenu, vous seriez rapidement devenue l’une des leurs. Alors que cela ne se reproduise pas, où je me verrai dans l’obligation de vous virer pour mauvaise conduite, c’est clair ?
Sa réplique avait été cassante, son ton étonnamment sec. Et à présent, il la fixait dans les yeux, très près d’elle car il s’était rapproché à mesure qu’il parlait. Ses yeux lançaient des étincelles, il en avait conscience, mais pas pour la raison qu’il tâchait de lui faire croire. Non, il ne lui en voulait pas de ne pas avoir réussi à tuer cet énergumène, bien sûr que non. En revanche, ses paroles lui avaient rappelé, une fois encore, ce qu’elle faisait depuis leur nuit commune, et il avait senti son estomac se serrer, comme chaque fois qu'il faisait face à cette vérité. Ah, foutue fille ! Qu’elle sorte de sa tête ! Tiens, lui aussi devrait essayer de passer des nuits avec des inconnues, peut-être qu’enfin il l’oublierait, de cette façon. Sauf que ça n’était vraiment, vraiment, pas son genre. Il était vieux jeu, il n’y pouvait rien, et ne considérait pas les femmes comme d’uniques objets sexuels. Le respect qu’il leur témoignait l’empêchait donc d’employer une pratique similaire au Major, à son grand damne. Après un dernier regard glacial, il se remit en marche, sa fureur le quittant assez rapidement. Il se traitait une énième fois d’idiot lorsque, remarquant des silhouettes à la sortie du tunnel, il s’immobilisa soudain. Des zombies, encore, mais pourquoi restaient-ils immobiles ? Il se figea sur place, se retourna, et en aperçut d’autres, de l’autre coté. Quelque chose clochait, et Lyna ne semblait pas l’avoir compris car elle continuait d’avancer. Son cœur battant soudain beaucoup plus vite, il observa autour de lui avec un très mauvais pressentiment. Et c’est là qu'il les remarqua : des explosifs, placés au dessus de leur tête, reliés les uns aux autres par des fils qui avaient été collés contre les parois du tunnel. Il recula de quelques pas, comprenant parfaitement qu’ils étaient pris au piège. Et sitôt cette réflexion faite, il voulut courir vers le Major, la plaquer au sol et la protéger du mieux qu’il puisse, mais il n’eut le temps que de lui crier quelques mots :
- Major, il faut sortir d’ici, immédiatement !
Et l’entrée était plus proche, derrière eux. Pas suffisamment, bien entendu. La militaire eut à peine le temps de réagir, qu’un bruit sourd retentissait, et que des tonnes de cailloux leur tombaient dessus, tandis que l’air se chargeait de poussière. Le souffle de l’explosion le projeta au sol, et à demi inconscient, il sentit des projectiles lui atterrir dessus. Un plus gros que les autres lui écrasa à moitié la jambe, un autre lui entailla sévèrement le front, et il ne reprit totalement connaissance que quelques minutes après le carnage. Le morceau de béton qui s’était installé sur sa jambe était énorme, et la douleur lui fit monter les larmes aux yeux. Ou bien était-ce toute cette poussière ? Il n’en savait rien, et se redressa péniblement sur ses deux avant-bras, complètement sonné. Il toussa légèrement, se passa une main sur le visage, et la regarda avec hébétude, couverte de son propre sang. Il dût cligner plusieurs fois des yeux avant de recouvrer une vue nette, et quand ce fut le cas, il contempla l’ampleur des dégâts, son visage s’empreignant petit à petit de l’horreur de ce qui venait de se passer. Il avait eu beaucoup de chance, il n’avait pas été ensevelis sous ces tonnes de gravats, en revanche … Se mettant brusquement en position assise, et tandis que son cœur était sur le point d’exploser, il regarda partout autour de lui, comme fou.
- Lynaaa ! Lyna, répondez-moi, C’est un ordre !
Il hurla plusieurs fois son prénom, qu’il n’avait jusqu’alors jamais prononcé de vive voix, et ne remarqua même pas que, derrière lui, une troupe de morts-vivants s’approchait. Ce fut trop tard qu’il réagit, et voulut s’emparer de son arme, qui avait d’ailleurs disparu, mais se prit un coup en plein visage. A demi assommé, une fois encore, il poussa un léger grognement, recracha de la poussière qu’il avait à moitié avalé, voulut se redresser, mais se prit un deuxième coup, plus violent encore, dans le dos. Et cette fois-ci, il s’écroula, face contre terre, et eut juste le temps de sentir qu’on enlevait le morceau lui écrasant la jambe et qu’on le transportait avant de sombrer dans l’inconscience. |
|  | | Lyna Jackson Admin - Major de l'USAF

Nombre de messages: 344 Localisation: En plein coeur de Chicago Emploi: Militaire Humeur: Massacrante Date d'inscription: 23/03/2006
 | Sujet: Re: Angoisse et fausse alerte |Lyna| Jeu 14 Jan - 15:13 | |
| Cette mission était terrible. Il fallait bien l'avouer, pendant un temps, elle avait été enjouée à l'idée de refaire une mission avec son colonel, mais maintenant qu'elle y était, elle devait reconnaître qu'elle avait parlé trop vite et qu'elle devait revenir sur ses paroles. La mission était affreuse. Son supérieur n'arrêtait pas de lui lancer des regards et à chaque fois qu'elle essayait de capter son regards lors de ces moments, il détournait la tête, visiblement mal à l'aise. Grommelant de répit, elle avança plus vite, refusant d'être à côté d'un homme comme lui, qui ne faisait pas face à ce qui, apparemment, lui trottait dans la tête. Ou alors, c'était peut-être l'odeur de son after-shave qui lui montait à la tête. Cette odeur très masculine avait le don particulier de l'émoustiller, où qu'elle soit. Maudit after-shave, maudit colonel ! Mettant un peu d'écart entre lui et elle, elle se mit à repenser aux dernières nuits qu'elle avait passé. Ça avait été bien. Non, grogna-t-elle dans sa tête, ça n'avait pas été bien et elle le savait. Durant ces innombrables nuits passées avec des militaires des autres équipes, elle avait tenté, en vain, de recréer ce qu'elle avait eu une nuit seulement. Longue nuit avec son colonel, qui lui avait valu de nombreux bleus et quelques courbatures bienvenues. Ça avait été si intense ce moment, tellement intense que Lyna désespérait de renouveler l'expérience. Mais certainement pas avec celui avec qui elle avait connu ça. Ils avaient mis les choses au clair la dernière fois. Rien de personnel entre eux, ce n'était que professionnel. C'était les drogues qui les avaient mis dans cet état.L'air était lourd et humide dans les sous-terrains de la ville, dans lesquels ils venaient d'entrer, et une menace planait, elle la sentait mais ne la voyait pas. Resserrant sa prise sur son arme, elle continua d'avancer, leurs pas résonnant dans ces longs tunnels qui parcouraient toute la ville du dessous. C'est à ce moment qu'elle les vit. Elle s'arrêta net et porta son arme en avant, prête à tirer. Elle entendit, à côté d'elle, que le colonel les avait remarqué lui aussi. Tant mieux, au moins, il était de nouveau concentré sur la mission. N'attendant pas son ordre de tirer, elle appuya sur la détente et son arme cracha les balles qu'elle renfermait, balle qui finirent dans le cerveau, ou plutôt dans ce qu'il restait de cerveau, aux zombies. Elle tirait toujours, exterminant la vermine qui ne pensait à rien d'autre qu'à se nourrir de cervelle humaine. Le bruit de leurs armes était assourdissant et résonnait contre les parois du tunnel comme si 20 personnes tiraient en même temps. Ce fut la cause de sa surprise, lorsqu'un de ces morts-vivants ambulants l'attrapa de derrière. Lâchant son arme, elle ressentit l'étreinte de ce dernier se resserrer autour d'elle et l'air quitter ses poumons. Hoquetant de colère et de manque d'air, elle essaya de se dégager, lançant ses points et ses pieds sur tout ce qu'elle pouvait toucher et qui appartenait au zombie. Mais ils n'étaient pas aussi sensible que des humains. Ce qui était normal, puisqu'il leur manquait un cerveau ! Se dit-elle pour elle-même. Le manque d'air commençait à devenir gênant, il fallait faire quelque chose, bon sang de bonsoir !Sa prière fut exaucée, car aussitôt qu'elle eut pensé ça, le zombie tomba, raide mort, enfin mort-mort, à côté d'elle, tandis qu'elle s'effondrait elle aussi, inspirant de grandes goulées d'air dans ses poumons qui en avaient été privés durant de longues secondes, secondes qui avait parues interminables à la militaire. Prenant enfin conscience de la main que son colonel lui tendait, elle l'attrapa et se remit debout, reprenant son arme tombée au passage. Elle fit juste un signe de tête en guise de merci. Signe qu'elle n'aurait jamais du faire si elle avait su qu'à peine quelques secondes plus tard, elle se faisait engueuler comme si ça avait été de sa faute ! Non mais pour qui se prenait-il celui là ?! Ils auraient dû changer de place, il aurait vu comme ça ce que ça faisait d'avoir l'impression qu'un camion vous écraser le thorax ! L'écoutant, puis hochant la tête avec les lèvres si serrées qu'elles ne furent plus qu'une ligne mince, elle reprit sa marche à la suite de son supérieur, maudissant les hommes et maudissant tout ce qu'ils étaient et tout ce qu'ils représentaient, et ce jusqu'à la 90 000 générations d'hommes après elle. Hmpf. Encore furieuse de la scène qui venait de se passer, elle ne s'arrêta pas lorsqu'elle vit son officier supérieur s'immobiliser devant elle, et la militaire le devança, croyant qu'il faisait cela pour l'attendre. Ce ne fut que quelques secondes plus tard, qu'elle comprit que quelque chose clochait. Tout son intérieur se contractait violemment, signe que quelque chose de mauvais était pas très loin d'eux. Lorsque le militaire derrière elle hurla qu'il fallait sortir, elle ne réfléchit pas plus et fit volte-face. Elle commença à courir vers lui, mais ne fut pas assez rapide. Un grondement assourdissant se fit entendre puis le ciel lui tomba sur la tête et se fut le trou noir.--- Quand elle reprit conscience, une atroce douleur au niveau de son ventre se fit sentir. Ouch. Elle voulut amener la main jusqu'à là mais ne put rien faire. Elle força chaque partie de son corps à bouger, pour voir ce qui allait et ce qui n'allait pas, mais elle avait l'impression que rien ne marchait. Inspirant profondément en pensant s'éclaircir les idées, elle ne se rendit compte que trop tard que ce n'était qu'une mauvaise idée et se mit à tousser et à cracher ses poumons. Putain de poussière. Papillonnant des paupières, sa vision s'éclaircit doucement. Au fur et à mesure qu'elle observait ses alentours, sa mémoire lui revenait également. Un éboulement. Le colonel. Où était-il ?« Mon colonel ? » appela-t-elle, avant de se remettre à tousser toute la poussière qu'elle respirait. « Mon colonel, vous êtes là ? » cria-t-elle un peu plus fort.Bon, elle était coincée sous des tonnes de gravats. La première chose à faire, donc, était de sortir de là-dessous. Relevant la tête, elle se mit sur le ventre, ce qui fut une mauvaise idée, comme la douleur à son côté se fit plus intense encore. Retenant sa respiration, elle essaya de calmer les battements de son coeur. Avec grand peine et de nombreuses écorchures sanguinolentes bien que non profondes plus tard, elle réussit à se frayer un chemin parmi les débris tombés. Enfin à l'air libre, elle se laissa tomber par terre et reprit sa respiration, s'ordonnant de se calmer et de faire face à la situation comme tout bon militaire le ferait. Elle n'avait rien de cassé, un véritable miracle. Elle avait juste un trou dans le ventre, qui ne cessait de saigner. Grognant de douleur, elle souleva sa main qui essayait de maintenir le sang à l'intérieur de son corps, puis fouilla les poches de son treillis noir, à la recherche des bandes. Elle en trouva une, qu'elle plaça sur sa blessure. Elle l'attacha en faisant le tour de son ventre et serra la bande bien fortement, pour arrêter le flot de sang. Réprimant un gémissement, elle se laissa tomber par terre, à bout de souffle, des étoiles devant ses yeux. Après un temps indéterminé, elle se redressa en position assise et chercha autour d'elle.Il n'y avait aucune trace de son supérieur, à part son arme. S'avançant lentement près d'elle, Lyna l'attrapa et la serra si fort que ses jointures en devinrent blanche. Elle savait au fond d'elle qu'il avait échappé de peu à l'éboulement, alors où était-il ? Elle ne le voyait nul part. Évidement. La réponse était si évidente qu'elle lui coupa le souffle. Enfoirés de zombies. Il fallait qu'ils soient partout, et qu'ils les blessent tout le temps. Sa mission de recherche de QG devenait maintenant un mission de secours. Et de suicide. Elle savait qu'elle ne faisait pas le poids face à une ribambelle de morts-vivants. Cependant, ils n'avaient pas encore eu à faire à une Lyna pire que furieuse et ça, ça n'était pas rien. Les militaires le savaient, les zombies allaient bientôt le savoir. Pour se donner de l'énergie, elle mâcha rapidement une barre énergétique et assembla ses forces et toute sa colère.Elle était fin prête à trouver les méchants et les dégommer à sa manière. Ce ne serait pas fait dans le délicat, ce ne serait pas fait en secret. Ce serait dans le bruyant et dans le gore. Elle espérait juste que les douches ne seraient pas prise lorsqu'elle reviendrait à la base, elle était sûre qu'elle pourrait juste trouer de balles les personnes qui y seraient s'il n'y avait pas de place pour elle.« Saletés de zombies, » murmura-t-elle avant de prendre l'arme et de partir d'un pas déterminé.Elle suivit les traces de pas dans la poussière. Elle savait qu'ils étaient plusieurs et elle avait repéré que l'une d'entre elle était plus lourde que les autres. Sûrement un des zombies avec le poids du colonel Saint Jones en plus. Elle pouvait l'affirmer car elle n'avait trouvé aucune trace des boots militaire de son supérieur, ce qui l'amenait à penser qu'il était inconscient, car jamais le Mick qu'elle connaissait se serait laisser faire sans se débattre furieusement. Elle reprit sa marche, aussi silencieuse qu'un chasseur à l'affût. Elle ne savait pas combien de temps sa petite escapade dura, mais elle savait qu'elle faiblissait et qu'il fallait faire vite. Reprenant une barre énergétique qu'elle mangeant très vite, elle se remit en route et tomba, enfin, sur un lieu pleins de zombies. Certains mangeaient des corps à moitié décomposés à même le sol, d'autres s'occupaient de donner des coups à un mur. Fronçant les sourcils, elle se demanda s'il ne faudrait pas créer un asile pour les zombies aussi. Elle remarqua bien vite, que ce n'était pas un mur, sur quoi les zombies cognaient, c'était... son colonel. Gardant les pieds sur terre, elle resta cachée dans l'ombre, attendant le bon moment pour agir. Mick était attachée à un mur, par des chaînes qui avaient l'air d'être énorme.Jaugeant la situation, Lyna refusa de penser que c'était désespéré et gardant bien à l'esprit, toutes les sorties qu'il y avait dans cet endroit, ainsi que le nombres de ses occupants. Il y avait partout. A croire qu'ils s'étaient donnés le mot pour se disperser le plus possible. Ça ne ferait que rendre plus difficile son travail. Une idée lui traversa l'esprit. Sortant d'une de ses nombreuses poches un chronomètre, elle le fit sonner et le lança dans une direction, partant dans l'autre. A son plus grand bonheur, plusieurs morts-vivants partirent enquêter à l'endroit où l'objet était tombé, mais pas assez à son goût. Au moins, ça avait permis de distraire le professionnel de la boxe. Sortant de l'ombre, elle tira sur eux en premier.« On n'attaque pas mon colonel, putains de créatures sorties tout droit de l'enfer ! » Oooh, avait-elle dit ça à voix haute ?Elle continua de tirer sur eux, quand elle ne perçut que trop tard, le cri de son supérieur qui l'avertissait qu'un zombie arrivait sur elle. Elle reçut le premier coup en plein sur sa blessure et se laissa rouler à terre, un instant sonnée, puis se releva et para aisément les suivants, toute sa colère remontant à la surface. Instantanément, elle fut obnubilée par une seule chose : faire de la bouillie de monstre, et sauter dedans à pieds joints pour ne pas qu'il reste quoique ce soit de ces parasites qui pourrissaient la vie de tout le monde. Avec un cri de rage, elle se lança dans la bataille, désespérée de venir en aide à son supérieur, mais voulant mettre un point d'honneur à exterminer le moindre zombie restant._________________ « Sans l'ironie, le monde serait comme une forêt sans oiseaux. » « Je ne crois pas au Paradis. Je crois à la souffrance. Je crois à la peur. Je crois à la mort. » |
|  | | Mick Saint Jones Lt-Colonel des Marines

Nombre de messages: 18 Date d'inscription: 10/07/2009
 | Sujet: Re: Angoisse et fausse alerte |Lyna| Sam 16 Jan - 17:16 | |
| Quand on le souleva du sol et qu’on le transporta hors du tunnel surchargé de poussière, ce fut à peine s’il ouvrit les yeux. S’il n’avait pas totalement sombré dans le monde de l’inconscience, il n’était pas pour autant totalement lucide, et ne savait pas vraiment ce qui se passait autour de lui. Il entrouvrit à deux reprises les yeux, sentant qu’on le portait – ce qu’il n’aimait guère – mais chaque fois tout se faisait flou, et ses paupières trop lourdes se fermaient d’elles-mêmes. Tout ce qu’il réussissait à comprendre, c’était qu’il avait sacrément mal à la jambe, et au visage également. Néanmoins quand enfin ils sortirent à l’extérieur, l’air frai et le vent réussirent à le faire réagir, et alors il se souvint que Lyna était restée là-bas, sous les gravats. Sous les gravats, se répéta-t-il dans la tête. Il percuta avec un peu de mal de la gravité de la situation, et voulant à tous prix voler au secours du Major, commença à se débattre du mieux qu’il put. Ce ne fut pas très efficace, et un bon coup en pleine tête acheva de le plonger dans un sommeil forcé.
Il se réveilla plus tard, sans savoir combien de temps il avait été inconscient. D’abord floues, les images se firent progressivement plus nettes, et il constata qu’il n’avait pas la moindre idée du lieu où il était. Il voulut bouger, et constata avec anxiété qu’il était attaché, maintenu debout par d’énormes chaînes enlacées autour de ses bras. Du sang coulait de sa jambe, et il remarqua avec dégoût le haut de la tête d’un zombie qui, penché vers lui, léchait la plaie avec avidité. D’un brusque sursaut, il se dégagea, lui envoyant avec autant de force que possible – son coté militaire savait faire abstraction de la douleur – le genoux dans la tête. L’autre grogna tout en se relevant, et s’approcha de lui d’un air menaçant. Mick, conscient du fait qu’il en fallait très peu pour être infecté, recula en espérant sans doute lui échapper. Ou du moins, tenta de reculer. Car très vite, à peine un pas effectué en arrière, il se retrouva dos à quelque chose de dur. Un mur. Super. Quand le cadavre – très moche avec son propre sang coulant le long de son menton – fut presque sur lui, le Colonel, bien qu’encore un peu sonné, était prêt à se défendre à coup de pieds. Il n’eut pas cette peine, car une voix stoppa net l’énergumène.
- Suffit, on en a besoin !
Voilà qui n’annonçait rien de bon … songea Mick. Son coté militaire professionnel reprit rapidement le dessus, et avec un maximum de lucidité, il tenta d’analyser la situation. Il se trouvait dans un lieu glauque, un peu humide, et surtout à l’odeur nauséabonde. Rien d’étonnant : il était infesté de mort-vivants, certains occupés à dévorer des corps en putréfaction, morts depuis sans doute des jours entiers. S’il était habitué à des scènes assez peu ragoûtantes, il dût malgré tout faire un effort intense pour ne pas vomir. La chaleur anormale régnant dans la pièce, combinée à l’humidité, ainsi que des néons éclairant le tout avec une lumière vive, rendait la scène cauchemardesque. Il tira légèrement sur les chaînes, leva les yeux, et comprit que sa situation était désespérée. Balayant la pièce du regard, il fixa son attention sur le zombie qui avait parlé il y a peu, et qui à présent s’approcha de lui à pas lents, la tête légèrement penchée, les yeux injectés de sang et le visage presque translucide. Un de ces zombies intelligents qu’il détestait particulièrement …
- Ton sang à une très bonne odeur.
Quelle déclaration. Mick ne répondit rien, tâchant avec un grand effort de ne pas paniquer à l’idée d’être transformé en l’une de ces créatures hideuses contaminées. Et puis, que répondre à ça ? Lui tendre la jambe et lui souhaiter bon appétit ?
- Mais je ne t’ai pas emmené pour te manger. En tout cas, pas uniquement, sinon on aurait fait notre casse-croûte dans le tunnel. J’ai quelques questions à te poser avant, et tu vas y répondre sans quoi je me verrais dans l’obligation d’employer la force.
Silence. Il ne savait pas quelles questions un mort-vivant pouvait bien avoir à lui poser, mais il n’aimait pas ça.
- Vous vous souvenez sans doute de cette nuit passée au coffre-fort. Que s’y est-il passé ? Et ensuite, tu me feras avec détail un plan sur la manière d’accéder au QG des militaire.
Mph. Cette nuit le suivrait partout, même dans les situations les plus extrêmes ! Il se contenta de lui adresser l’un de ces regards noirs qu’il aimait adresser à qui le faisait chier. L’autre eut un sourire, et il remarqua avec horreur que toutes ses dents étaient pointues. Il s’approcha de lui, et une odeur pire que celle des cadavres décomposés lui monta au nez, en provenance directe de la bouche du mort lui faisant face. Il détourna le visage de dégoût, mais deux mains froides lui retournèrent de force, et il fit contraint de le fixer dans les yeux.
- Tu vois ces dents ? Je les ai moi-même taillées, pour qu’elles s’enfoncent mieux dans la chaire. Tu veux voir le résultat ?
Son cœur se mit à battre plus fort dans sa poitrine, mais le Colonel resta malgré tout impassible, ce qui ne sembla pas plaire au zombie. Qu’il le transforme, vivant ou mort il n’aurait rien de lui. L’autre s’énerva, et un coup partit alors violemment, et le frappa au niveau de l’arcade, qui se mit à saigner abondamment. Et l’autre, avide de sang, se pencha et lui lécha tout le visage. Secouant la tête, l’estomac de Mick fut à nouveau mit à rude épreuve, et il tâcha au mieux de se dégager de ce mangeur de chair humaine.
- Je dois te répéter la question ? T’as les oreilles bouchées ? - Je préfèrerais que ça soit le nez.
Et dire qu’il n’avait jamais été quelqu’un de très ironique. Lyna avait une mauvaise influence sur lui.L’autre eut un semblant de sourire, qui ressemblait selon Mick davantage à une grimace. Après, c’était une affaire de goût … Il lui tourna le dos, et s’éloigna, et le militaire fut content de ces quelques secondes de répit. Il avait mal à la tête, mais il tâcha malgré tout de trouver une solution pour s’en sortir. Il tira d’abord inutilement sur ses chaînes, et comprenant parfaitement que cela ne servirait à rien, tâcha de trouver le moyen par lequel elle le retenait prisonnier. Il fut malheureusement interrompu par le zombie, qui revint vers lui, trois grosses seringues à la main. - Je verrai l’effet de la drogue par moi-même.
Et il lui injecta trois doses sans grande délicatesse. Les dents de Mick se crispèrent, et il se demanda quelle conséquence la drogue aurait sur lui dans de pareilles conséquences. Les mort-vivants n’avaient rien d’excitant, au moins cela ne risquait pas de déraper. Le mort jeta les seringues, qui éclatèrent lorsqu’elles touchèrent le sol avec violence. De nouveau, il s’approcha de Mick, un peu trop près selon ce dernier.
- Alors maintenant, explique-moi comment on se rend au QG des militaires. - Votre drogue, elle n’a eu aucun effet sur moi, c’est peine perdue. Et vivant ou aussi mort que vous, je ne vous dirai rien sur la localisation de mon QG. Vous perdez votre temps.
De nouveau énervé – il ne semblait pas être d’une très grande patience – l’autre lui tapa dessus, et les coups se mirent alors à pleuvoir. Un dans les côtes, un dans le ventre, un dans le tibia, un dans la plaie … bientôt, il sentit à nouveau son esprit d’éloigner de cette foutue planète, le silence se fit petit à petit, et le noir remplaça les images glauques de ce sous-sol rempli de morts. Des morts trop vivants, malheureusement. Presque inconscient, il entendit, loin très loin, le bruit réconfortant de la mitraillette saccageant tout sur son passage et réduisant à l’état de réel cadavre les mort-vivants infectés. Il entendit vaguement Lyna, son cri de rage et une réplique qui, en temps normal, lui aurait fait plaisir, et tête baissée, tout son poids reposant sur les chaînes, il ferma les yeux, entendant seulement que les choses se fassent que son sort soit décidé. |
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